Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

25/02/2013

Un marathon et un final éblouissants

1100 des 1470 voitures du 4LT ont finalement été autorisées par les mécanos (qui ont souvent travaillé jusque 5h du mat pour les remettre en état) à prendre la piste entre Merzouga et Zagora. Pour les autres, c'était la route, direction Marrakech où allait avoir lieu la cérémonie de clôture. Pour les pistards, l'aventure commençait peu après Rissani. Oh! une piste beaucoup plus roulante que les jours précédents; plus de bacs à sable meurtriers qui obligent à tirer, pousser, rager, sacrer, râler; non, mais quand même encore deux ou trois endroits piégeux et cassants.

Vu certains problèmes d'approvisionnement en essence, les files s'allongent devant les pompes de Rissani. La piste, normalement ouverte jusque 13h30, le restera un peu plus tard, ce qui obligera les derniers à ne pas trop traîner en route. Car la règle est simple: dès qu'il fait noir, on s'arrête pour bivouaquer. Pour notre part, nous nous sommes retrouvés avec une vingtaine d'équipages dans une minuscule auberge à Oumjrane. Chacun partage ses anecdotes avec les autres concurrents et les membres de l'orga qui y ont pris leurs petites habitudes au fil des éditions qui sont passées par là. D'aucuns signalent aussi leurs bobos à Michel, le toubib.

Dès le lever du soleil, c'est la remise en route, certains moteurs démarrent au quart de tour, parfois avec un bruit de char d'assaut, d'autres demandent plus de patience, d'autres encore refusent obstinément. Qu'à cela ne tienne, on enverra une équipe de mécanos dès que possible. De toute façon, il faut terminer la piste à Zagora puis filer sur Ouarzazate et Marrakech. Cette piste, à notre sens plus simple que les années précédentes, et puis ces drapeaux de Désertours, annonçant sa fin. Larmes, rires, joies, chants: on a mangé du sable mais on y est arrivé.

Reste alors cette route d'une invraisemblable beauté mais aussi très dangereuse. Guillaume, un concurrent français, en fera l'amère constatation, quand un taxi prenant un virage trop large dans le col du Tichka, plaquera sa 4L contre la paroi rocheuse. Ici encore, on ne peut que louer la qualité et l'efficacité de l'organisation mise en place par Jean-Jacques Rey et son équipe. En quelques minutes, la Croix Rouge était sur place ainsi que les pompiers pour désincarcérer le malheureux. Peu après, l'hélico de l'orga piloté par Hamid atterrissait sur la route; on installait Guillaume à l'arrière, direction l'hôpital de Marrakech.

Pour les autres concurrents, tout se passa sans problème, et l'arrivée à Marrakech, face à la Mamounia, pouvait avoir lieu, parfois le samedi au petit matin, après 15 ou 18h de route. Le soir, c'était la fête Chez Ali, avec la remise des prix, et la victoire dans le challenge européen, d'un équipage belge composé de Raoul Bauchau et Simon de Thomaz. "Quelle aventure! En tout cas, merci à Harold Lambert, un autre concurrent belge, car sans ses talents de mécano et de soudeur, on aurait jamais pu rallier l'arrivée d'une étape à temps. Ce qui est étonnant, c'est que cette voiture a déjà remporté ce challenge européen à trois reprises. C'est vraiment un porte-bonheur.

La fête promettait d'être longue, comme le retour vers la Belgique...

Les commentaires sont fermés.